Mémoire des Lieux

Jusque dans les années 1850, la majeure partie du territoire correspondant aujourd'hui à la commune du Plessis-Trévise, était occupée par deux domaines :

 

- le "Domaine de La Lande" qui s'étendait autour du Château de La Lande. Situé au Nord de l'actuelle commune

il dépendait alors de Villiers sur Marne. Il n'en reste aujourdh'ui comme témoin visible que la grille du château dans le quartier du Val Roger.

 

- le "Domaine du Plessis Saint Antoine", aussi appelé  "Domaine Saint -Antoine" comprenait un château plutôt rustique (aujourd'hui disparu) et une ferme. Celui-ci occupait le Sud de l'actuelle commune et était alors rattaché à La Queue En Brie. La ferme du Plessis Saint-Antoine, toujours en activité, constitue l'un des derniers vestiges du domaine.

 

Plan Intendance - IGN - 1866

 

Ces deux domaines ont été réunis une première fois par Louis François Joseph de Bourbon-Conti qui les avait acquis quasi simultanément en 1776. Après l'exil forcé de celui-ci et la confiscation de ses biens par l'Etat, le domaine connait une période trouble.

Les domaines sont achetés en 1807 par Louis Pierlot, Receveur Général des Finances, avant de devenir en 1812, la propriété du Maréchal Mortier, Duc de Trévise. Le Maréchal succombe à un attentat en 1835, laissant les domaines à sa veuve.

Après le décès de celle-ci vingt ans plus tard, les domaines sont de nouveau à vendre.

Jean Augustin Ardouin en devient le propriétaire en 1857 et entreprend rapidement de les morceler en de nombreux lots. C'est le début de la fin des grands domaines boisés.

 

La ferme des Bordes, anciennement située sur la commune de la Queue-en-Brie, fut la propriété du Prince de Conti à la fin du 18e siècle, puis du Maréchal Mortier et enfin de Firmin Marbeau dans la seconde moitié du XIXe.  En 1899, lors de la création de la commune du Plessis-Trévise, d'âpres discussions eurent lieu mais la ferme resta rattachée à la commune de Chennevières-sur-Marne. Eloignée du centre  de Chennevières-sur Marne et de La Queue-en-Brie, la ferme des Bordes restera longtemps tournée naturellement vers Le Plessis-Trévise.

 

Les lotissements et premières constructions font suite aux reventes de Jean Augustin Ardouin. Les premières  "villas" seront édifiées en grande partie au milieu des bois par des gens fortunés, travaillant et habitant à Paris, en quête de calme et de verdure.  Cela va, en conséquence, attirer et fixer toute une population au service de ces premiers propriétaires. En 40 ans,  près de 200 maisons vont être construites sur ce territoire faisant passer la population de moins de 50 habitants en 1857 à environ 950 habitants en 1899.

 

Cette population se sent isolée des chef-lieux de communes dont elles dépendent. Des revendications émergent et au terme d'un parcours difficile sur les "chemins de l'indépendance" (voir Mémoire du temps), la commune de Plessis-Trévise est officiellement créée le 7 juillet 1899.

 

La nouvelle commune doit alors se doter des premiers équipements publics (école, mairie). Quant à la chapelle devenue Eglise Saint-Jean Baptiste, elle venait d'être édifiée.

 

 

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