Le Plessis en fête  (fin XIXe - début XXe)

 

Les premières habitations hors les deux domaines initiaux ont été édifiées à partir des années 1857. Il est intéressant de remarquer que dès cette date, des articles de journaux mentionnent l'existence de fêtes dans le parc du Plessis. Ces fêtes seront le prélude aux fêtes actuelles.

Rappelons que le Parc du Plessis correspondait à cette époque au parc du château de la Lande et se situait donc approximativement entre les avenues actuelles Jean-Claude Delubac et Georges Foureau.

L'article ci-contre publié par le journal satirique "Le Tintamarre" dans son édition du 19 septembre 1858 est intéressant. En effet à cette époque, Jean Augustin Ardouin n'a pas encore commercialisé beaucoup de terrains. Le château est dans les premières années habité par le Ténor Roger.

Qui organise donc ces fêtes qui auront lieu chaque année pendant des décennies ? Est-ce le fait des investisseurs Ardouin, Gonzalve ... souhaitant attirer ici de futurs propriétaires ? Sans plus d'information, c'est l'hypothèse qui parait la plus réaliste !

Le ténor Roger a t-il contribué aux premières manifestations ?  

Les années suivantes, l'éloge de la fête du Plessis continue d'être vantée dans les journaux locaux. 

Extrait de "Le Petit Journal" du 9 juillet 1865 :

Ces fêtes se poursuivront et ne cesseront désormais d’animer les lieux. Que ce soit le 10 juillet 1870, malgré le bruit du canon qui se rapproche, puis le 2 juillet 1876 ou encore le 28 juin 1885 Le Petit Journal annonce :

« Fête au Plessis-Trévise : Festival choral et instrumental, illuminations en verre de couleur, bal d’enfants ».

Entretemps, en 1883, le journal La Justice évoque une autre forme d’animation : la Société de Tir de Plessis-Trévise organise une démonstration de tirs aux fusils lisses, de chasse et de munitions.

 

Ces démonstrations alliant gymnastique et tir auront lieu jusqu’à la guerre de 1914-1918. En 1909, la société «La Vaillante» proposera des démonstrations de gymnastique, place des Fêtes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A cette même époque, chaque année, au mois de juin, la fête foraine bat son plein, chevaux de bois, mât de cocagne, jeux et bals populaires, font la joie des villageois.

 

 

Passé les affres de la Grande guerre, Le Plessis-Trévise participera à l’explosion des festivités et des créations artistiques des années 1920 que l’on qualifiera d’« années folles ». Le printemps voit éclore, en Ile de France, les Fêtes des Fleurs.

"Au pays du muguet", tel que le journal local Le Réveil nomme à juste titre la commune, on se fera un plaisir d’honorer cette symbolique du bonheur, durant trois années de 1926 à 1928, au travers de fastueuses fêtes. Des corsos fleuris où trône le char de la reine du muguet et de ses demoiselles d’honneur, des bambins habillés en Pierrot, des hommes en grognards napoléoniens, mobilisent toute la population dans la fébrilité, durant de nombreux mois. Les chars défilent au son des tambours et clairons de la fanfare « L’alerte », encadrés par la compagnie des pompiers au grand complet. Bien évidemment, un bal et un feu d’artifice clôturent les festivités auxquelles assisteront cette fois encore bon nombre de parisiens, avertis par les affiches placardées dans le hall de la Gare de l’Est.

Dans l’atmosphère pleine de fantaisie et d’humour de l’époque, se créera au sein de la joyeuse «  Commune Libre du Plessis-Trévise », la Société musicale et carnavalesque de Bigotphones, « Les gueules sympathiques », parodiant à grand bruit les fanfares et les institutions. Quant à L’amicale Littéraire et Artistique, elle organise régulièrement maintes représentations théâtrales, concerts, bals travestis assortis de tombolas.

 

Au cours des années 1930, la fête communale prend date le 3e dimanche de juin.

Claude Hamon se souvient :

« La fête de la Saint-Jean débutait le samedi soir, à la tombée de la nuit, par une retraite aux flambeaux. Nous partions de l’avenue du Val Roger, escortés par la fanfare et quelques pompiers, pour arriver à la Place des Fêtes, toute étincelante de lumières, de baraques foraines, de carrousels, de balançoires. Cette promenade nocturne se terminait sous les marronniers de la place par une aubade donnée par l’Harmonie. Le dimanche après-midi, nous profitions des attractions avant le feu d’artifice du soir. Les écoliers étaient en congé le lundi. Divers jeux étaient organisés par les instituteurs : courses en sac, à cloche-pied les yeux bandés. La course la plus attendue, consistait à passer la ligne d’arrivée, dans une place honorable, avec une brouette occupée par une grenouille qui n’arrêtait pas de sauter ! ».

 

 

Après l’interruption pendant la seconde guerre mondiale, le Comité des fêtes, repris en 1964 par Jacques et Arlette Carlier, perpétuera la traditionnelle Fête de la Saint-Jean, réunissant une population chaleureuse autour de défilés de chars rivalisant d’inventivité, fête foraine et feu d’artifice.

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