Dernière demeure

 

Lieu de recueillement, chemin de mémoire, espace où l’art funéraire y trouve sa place, le cimetière reste le reflet ancestral des sentiments, des passions, des rites et croyances. Une certaine poésie y apparait au travers les bas reliefs, les sculptures des monuments, les épitaphes mais aussi devant la simple tombe oubliée, envahie de fleurs sauvages et d’herbe folle.

 

 

 

Mars 1900, la commune du Plessis-Trévise n’a que 9 mois.

 

A la requête de ses habitants, le maire Gustave Dupont, fait procéder à l’expertise et à l’estimation d’un terrain de 2 700 m2 au lieu-dit 

Le Parc-du-Plessis, terrain formant angle de l’avenue de la Maréchale et de l’avenue Chéret, afin d’y établir le cimetière communal.

 

Des délibérations du Conseil municipal approuveront cette acquisition, confirmée par un acte notarié en date du 22 novembre 1900, acte ratifié par le décret du 2 décembre 1901, signé par Emile Loubet, Président de la République et Waldeck-Rousseau, Ministre de l’Intérieur et des cultes. 

 

 

 

Le livre de la paroisse mentionne la bénédiction du nouveau cimetière de Plessis-Trévise, le 30 août 1900, par le curé de La Queue-en-Brie, en présence du Conseil municipal et d’une foule émue. 

 

 

L’acte d’acquisition n’avait pas encore été signé mais sans aucun doute, les mœurs religieuses de cette époque impliquaient cette cérémonie. En effet, le premier décès enregistré à l’état-civil de la toute jeune commune, est celui de Jules Louis Mauduit, le 15 octobre 1899, ce qui laisse à penser que ce terrain abritait déjà des sépultures du hameau (alors dépendant de la commune de La Queue-en-Brie) avant son acquisition officielle. Ce fait semble d’ailleurs confirmé par la présence d’anciennes pierres tombales et de deux chapelles portant des dates de décès entre 1883 et 1887.

 

 

Le 2 septembre 1901, le livre de la paroisse mentionne que Mme Veuve Cusson a doté la commune du Plessis d’un magnifique calvaire.

 

 

Ce monument très rustique fait d’une grande croix de pierre reposant sur un amas de roches, figure toujours à son emplacement d’origine, dans l’allée centrale, délimitant la superficie du cimetière de l’époque.

 

La bénédiction solennelle en a été faite en présence d’une foule nombreuse.

 

Calvaire - 5 mai 2018

 

En 1926, le journal « Le réveil du Plessis-Trévise » mentionne une population de 1469 habitants dont 40 habitants de plus de 70 ans et 8 de plus de 80 ans. Il précise : Le doyen est Antoine Coldefy, né en 1840 et toujours vigoureux. Quelle meilleure réclame pour le climat du Plessis-Trévise !

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, inexorablement, en 1946, le Conseil municipal représenté par son maire Lucien Renault, acquiert une parcelle de 2159 mètres afin d’agrandir le cimetière.

 

En 2003, divers aménagements ont lieu dont un columbarium.

 

En 2016, des travaux de rénovation de l'allée principale sont entrepris, l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite est améliorée et une nouvelle extension est programmée aboutissant actuellement à un cimetière paysager offrant un cadre de recueillement privilégié où la flore est très présente. Un kiosque permet dorénavant aux familles de se réunir une dernière fois autour du défunt.

 

 

Octobre 2018
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