Cafés - Bistrots, Cafés-Restaurants & Hôtels

Au début du 20e siècle 

 

 

Les bistrots, cafés, troquets, cabarets aussi nommés estaminets, débits de boissons, tiennent ou ont tenu un rôle important dans notre histoire sociale. A l’époque où il n’existait ni radio, ni télévision, ni internet, ils étaient avant tout des lieux de convivialité où les hommes aimaient se retrouver pour discuter. On y commentait les nouvelles du village et bien souvent, après les parties de cartes, les discussions pouvaient être animées.

Au début du 20e siècle, ce sera l’occasion pour les femmes d’y découvrir l’absinthe avec ses fontaines et ses cuillères à trous où l’on y posait un morceau de sucre.

Dans les villages, les cafés se situaient souvent près de l’église. Si, pour certains, « aller au bistrot » signifiait ne pas aller à l’église, pour d’autres c’était le lieu des brèves de comptoir après la messe du dimanche.

Ces établissements seront également des lieux d’inspiration et de créativité artistique : combien d’écrivains y ont griffonné leurs premières pages sur un coin de table ? Combien d’esquisses ont été réalisées par des artistes-peintres ?

 

Avril 1907 - L'heure est à la contestation sociale pour les garçons de café : ils se mettent en grève pour réclamer un jour de congé hebdomadaire et le droit de porter la moustache. Symbole de virilité et de pouvoir, la moustache était alors surtout réservée aux hommes de haut rang, bourgeois et diplomates ainsi qu' aux gendarmes pour qui elle était d'ailleurs obligatoire.

Les garçons de café seront vite rejoints dans leur réclamation par les ouvriers boulangers et les garçons limonadiers. Les cafetiers, patrons des grévistes, s'opposeront en vain à leur revendication.

 

Et au Plessis-Trévise ?

Dès la seconde moitié du 19ème siècle, après le morcellement du domaine de La Lande, des cafés, lieux de rencontres et de convivialité, s'implantent très rapidement sur le territoire de la future commune du Plessis-Trévise. Dans ses mémoires, la Comtesse de La Tour Maubourg, petite-fille du Maréchal Mortier, évoque sa désapprobation : « Après la mort de ma grand-mère, en 1855, La Lande a été vendu et morcelé … On y a établi des cabarets et abattu des bois dans le parc, on a baptisé ce vandalisme du nom de Plessis-Trévise... » 

En 1866, alors que le hameau ne comptait que 34 habitants, on y dénombrait déjà 2 cabaretiers et un marchand de vins. Le Docteur Fleury, dans son livre relatant la Guerre de 1870 au Château de La Lande, écrit : « Les marchands de vins, les cabaretiers pullulaient dans le Parc du Plessis-Trévise. Les soldats se livraient avec fureur à l’ivrognerie … »

Une fois passé le bruit du canon, le Parc du Plessis attire de nouveau une population parisienne favorisée par l’arrivée du train en gare de Villiers-sur-Marne. De nombreux bistrots vont s’installer sur le trajet des fiacres et diligences desservant le hameau. En 1911, un certain « Denis le Tatoué » fera la Une de l’actualité au « Cabaret des Vrais Chasseurs » avenue des Mousquetaires. Puis, les années 1920/1930 verront éclore une nouvelle ère de festivités. Les cafés de campagne prennent, à la belle saison, un air de guinguette.

.L’hiver, certains vont même jusqu'à adjoindre une salle de bal ou même un cinéma ambulant comme au café de la Place Gambetta, attirant ainsi une population plus jeune.  

 

Dans la suite de cet article, nous vous proposons de faire "la tournée" des cafés, bistrots, café-restaurants ou Hôtels-Restaurants présents sur notre commune dans la première partie du 20e siècle et de partager avec vous une modeste partie de leur histoire.  

En centre-ville

Avenue Général de Gaulle (anciennement avenue Gonzalve puis avenue de Liège)

vers 1910 - l'avenue Thérèse se trouve au niveau de la diligence
Vue en direction de la Place du marché

Situé face à la remise des fiacres et diligences, avenue Gonzalve, cet établissement porte alors une double appellation “Le Bourgeon” mais aussi “La Civette du Plessis”.

Son existence remonte au moins au tout début du 20e siècle. (Il figure sur les fiches de recensement de la population de 1901 et le tampon de cette carte est daté de janvier 1902.)

 

 

 

 

 

La Civette est un petit mammifère qui possède une poche sécrétant une matière odorante, musquée. Selon les écrits, cette poche aurait été utilisée pour conserver le tabac en l’imprégnant de son odeur caractéristique. Pour d'autres, ce nom donné aux commerces de tabac serait associé au fait que des extraits de ce parfum étaient ajoutés au tabac.

Carte postale 1902

 

 

Comme la plupart des cafés, à cette époque, il dispose à la belle saison d’un petit coin champêtre où, ainsi que l’indique la pancarte surmontant l’entrée :

“On peut apporter son manger Pommes Frites”

 

Divers propriétaires s'y succéderont.

 

  Dans les années 1920, le café-tabac devient propriété des époux Ernest et Germaine Lagneau. Sur le store figure l'appellation :

A l’Espérance et sur la porte du café la dédicace A l’ami Lucien  ? 

  Le nom de l'avenue a changé, c'est désormais l'avenue de Liège. Les cartes postales de la Fête du Muguet, apposée sur la vitrine du café, nous permettent de dater cette photo entre 1925 et 1926.

  Les époux Lagneau sont sur le pas de la porte, le 3ème homme en partant de la droite est Alphonse Colluche, bien connu des Plesséens de l’époque pour effectuer, en particulier, divers petits travaux communaux. L’homme au vélo à gauche est le maçon Georges Gaucher, très amateur de billard et toujours avide de remporter “La poule”. Les hommes sont largement majoritaires et la casquette est de rigueur.

 

 

 

A la belle saison, le parc du café prend des allures de guinguette.

Il adopte le curieux nom de : " Le Chien jaune".

 

Olga Lemaire, une ancienne plesséenne, raconte :

« Avenue de Liège, près de la Place des Fêtes, il y avait un café « Le Chien jaune ». On y recevait avec ses provisions, on casse-croûtait en plein air, sous les arbres, en écoutant de la musique»...

 

 

 

 

 

En 1936, les époux Lagneau sont toujours propriétaires du Café-Tabac.

 

 

 

 

 

Mais, à l'après-guerre, l'établissement perd petit à petit

de son activité. D'autres commerces s'y installent ainsi

que l'indique la réclame ci-contre parue en 1960.

Fin des années 1950, un nouveau Café-Tabac se construit à seulement quelques mètres de là :  "Le Brazza"

qui est toujours en activité en 2020. 

 

Octobre 1988, les volets sont fermés, les grilles des magasins sont baissées, le bâtiment vit ses derniers jours.

On aperçoit à gauche le bureau de vente annonçant les prochaines constructions d' immeubles collectifs.

Avenue Ardouin

Près de l'actuelle mairie, Avenue Ardouin, il y avait un café-restaurant. Selon les recensements de population et les cartes postales, il est présent au moins dès le début du 20e siècle. Sur la droite de la carte postale, sont visibles une boulangerie et un magasin de couverture/plomberie.

Ce bloc de bâtiments a depuis été démoli et remplacé par un immeuble moderne, une galerie marchande a été conservée au rez-de-chaussée, si bien que la boulangerie figure toujours pratiquement au même emplacement depuis environ 120 ans.

L’avenue Ardouin nous apparait bien paisible à cette époque où les consommateurs peuvent s’installer sur le trottoir faisant office de terrasse et trinquer en toute liberté.

 

 

 

Ce café-restaurant sera tenu par les époux Fleury (dont il porte le nom) puis par Mme Veuve Fleury seule, après la disparition prématurée de son époux.

 

Selon le témoignage de Sully Deltour : « Un temps, Michel Petit (voiturier puis charcutier avenue Gonzalve à l'angle de l'avenue Thérèse) l’aidera à tenir son commerce ». Il semble d'ailleurs que ce soit lui qui pose sur la photo, à côté de Mme Fleury.

 

Sur cette photographie, parmi les 3 fillettes, figure au premier plan, Hélène Petit , fille de Michel, ce qui nous permet de dater le cliché vers 1908.

 

La présence rarissime d'une automobile avenue Ardouin, à cette époque, soit vers 1902, nous laisse imaginer que Gustave Dupont, constructeur de la voiture Libéria au Plessis-Trévise, aurait pu faire une pause dans ce café ...  

 

Sur cette carte postale datée du 31.12.1917  l’expéditeur adresse, de manière prémonitoire, ses “meilleurs vœux et souhaits pour l’année de la Victoire”, le café est dénommé à cette époque : Au réveil matin.

 

 

Il semblerait, d'après les recensements, que ce café-restaurant ait maintenu son activité jusqu’au début des années 1930.

Place des fêtes / Avenue Ardouin

 

Hôtel - Restaurant du Faisan Doré

 

 

 Un article détaillé est consacré à cet établissement.

 

Cliquer ici pour y accéder

En se dirigeant vers Villiers-sur-Marne   

Avenue de la Queue-en-Brie (actuellement Avenue Maurice Berteaux)

Vue en direction de Villiers-sur-Marne

 

L'Hôtel de la Renaissance était situé sur la route de la Queue-en-Brie (actuellement avenue Maurice Berteaux) et plus précisément entre les actuelles avenues du Général Leclerc et Georges Foureau, quasiment en face droite des charbons Laroche.

 

Il ne subsiste aujourd’hui plus aucune trace de cette construction.

Cet imposant édifice tenait lieu de café, restaurant et pension de famille. Pour l'anecdote, il nous été rapporté par des anciens qu'il était coûtume pour nombre de jeunes mariés d'y passer leur nuit de noces.

Dans les années 1920-1930, cet établissement était tout particulièrement apprécié pour sa salle de bal.

(dont on aperçoit l'entrée en demi-cercle dite en tonneau sur la carte postale précédente, à gauche du bâtiment)

Sur la photo ci-contre, on remarque au centre droit avec sa casquette, Georges Gaucher, le maçon, connu pour son goût des festivités et sa passion du billard. Il figure sur bon nombre de photos de cette époque. 

Avenue Caroline (actuellement Avenue Georges Foureau) 

 

Hôtel du Gos Chêne - 1908

 

A l'époque, l’Hôtel du Gros Chêne est idéalement situé près de l’ile Caroline.

Il assure aussi les services de Café et Restaurant.

Différents propriétaires s’y sont succédés comme l’attestent les inscriptions. 

 

Le bâtiment transformé depuis en maison d’habitation est toujours visible dans l’angle de l’avenue Georges Foureau en arrivant de l’avenue Maurice Berteaux.

 

Rond-Point des Châlets (actuellement Place Georges Courteline)

Ce lieu était et reste un point d'intersection important situé sur l'axe principal de Villiers-sur-Marne au Plessis-Trévise et donc sur le trajet des voyageurs en provenance ou en direction de la gare de Villiers. Il perrmet de desservir le secteur de Coeuilly et son parc (relevant de la commune de Champigny-sur-Marne) mais aussi le secteur du Val Roger et le Château de la Lande. 

A cette époque, deux établissements ("Le Châlet du Parc" et "A la Civette du Parc") se font face sur le rond-point des Châlets, coté Coeuilly.

 

Le châlet du Parc est tout à la fois un café, une pension de famille, un rendez-vous guinguette du dimanche.

Dès la belle saison, il devient un lieu très prisé. Sous les ombrages du parc, il est possible de déjeuner, de se distraire en jeux divers, ou encore de se promener à bicyclette où en charrette à ânes.

(voir témoignage en jeux de mots sur la carte postale ci-dessous).

 

 

 

Tombé en désuétude après la seconde guerre mondiale, cet établissement sera démoli en 1979 pour faire place à un groupe d'habitations.

La Civette du Parc semble offrir bien moins de confort et de prestations que le Châlet du Parc. 
C'est un café qui propose également la vente de tabac.

 

 

Sur d'autres cartes postales de l’époque, il est possible de voir sur le mur face à la route de La Queue-en-Brie, la mention humoristique à double sens : « Ici on est bien à Coeuilly” ...

 

On peut encore remarquer sur la photo que la clientèle est plutôt masculine ... 
 

 

Dans les années 1930, le développement de l'automobile et de son emplacement dans un carrefour stratégique, permettront à ce café-tabac d'accroitre son activité en créant une station de taxis devant son établissement.

1970 - La station de Taxis est toujours présente Place Courteline

En 2020, le batiment d’origine, toujours en place, a été agrandi et rénové. Il est occupé par « Le carré d’as », faisant toujours office de café, tabac, loto et Presse. 

Rond-Point dit du Parc vers 1910 puis Place Courteline en 2020

Avenue de la Queue en Brie / Avenue Maurice Berteaux

Café de la Sirène

En ce tout début de 20e siècle, Louis Mercier a épousé Agathe Liénard, la fille des épiciers dont le magasin était situé route de La Queue-en-Brie, porte Saint-Antoine (restaurant italien "Les Oliviers" en 2020).

1905, ils ouvrent le "Café de la Sirène" avenue Maurice Berteaux quasiment à l'angle de l'avenue de la Sirène. C'est Agathe, qui est déclarée sur les recensements "marchande de vins", et qui tiendra le café. Louis, serrurier, exercera son artisanat dans un atelier mitoyen jusqu'en 1912. 

L'ambiance de la terrasse parait très familiale.

Remarquons l'artiste-peintre, palette et pinceau à la main, semblant chercher l'inspiration ...  

 

En 1912, le "Café de la Sirène" est vendu. Le couple s'installe quelques centaines de mètres plus loin, au niveau de la Place des Marronniers (actuelle Place Michel Bony) où ils achètent une quincaillerie. Louis Mercier y adjoindra et y développera son atelier de serrurerie d'Art et de bâtiment. La photo ci-contre datée de la fin des années 1920 nous montre que la belle animation du "Café de la Sirène" se poursuit. 

Pour l'anecdote : Ricardo Fernandez neveu du ténor Florencio Constantino,

(propriétaire de la villa qui abrite actuellement l'Ecole de Musique) était serrurier chez Mercier et membre de l'Amicale littéraire et artistique du Plessis-Trévise : il figure très certainement sur cette photo... 

 

En direction de Villiers-sur-Marne, le café est sur la droite de la route.

 

En 1907, à la belle saison, le café de “La Sirène”

agréablement situé sur le chemin des calèches arrivant de la gare de Villiers-sur-Marne, accueille des familles de parisiens en villégiature.

Le cadre paisible et verdoyant incite à profiter de la petite terrasse ou à faire une promenade en charrette à ânes.

L’avenue à cette époque peu large et non empierrée laisse présager un passage bien cahotique de l’omnibus ...

 

Cette carte postale est datée de 1917, le "Café de la Sirène" est  alors tenu par Laure Regnard (sur le pas de la porte) en compagnie d'une employée serveuse, en attendant le retour de son époux Georges mobilisé durant la Grande Guerre.

Nous sommes sur cette photo en direction de la Place Courteline.

1981 - Le Café de la Sirène est tristement à l'abandon

 

2020 - Le bâtiment est toujours présent, transformé pour d'autres activités et actuellement inoccupé.

 

En continuant vers Villiers, se dressait sur la droite le café-restaurant Philibert "Aux Mousquetaires".

 

Cette appellation fait sans aucun doute référence au fait qu'il est situé à l'angle de l'avenue des Mousquetaires, limitrophe des villes de Villiers-sur-Marne et du Plessis-Trévise.

 

 

 

 

 

Un œil averti pourra remarquer que sur la carte postale, il est mentionné comme adresse « 1, avenue Maurice Berteaux » alors qu’aujourd’hui il s’agit du « 1, avenue André Rouy ». (L’actuelle avenue Maurice Berteaux débute Place Courteline et va en direction du centre du Plessis-Trévise)…

 

Le batiment existe toujours. Depuis 1969, il est occupé  par la société Vêtu, spécialisée dans la tapisserie/décoration d'intérieur.

 

En face, de l’autre côté de la route, c’est le territoire de la commune de Champigny-sur- Marne. A l’époque de la prise de vues des cartes postales, ce ne sont encore que des champs.

Au centre, l'avenue des Mousquetaires se dirige vers le Val Roger

Avenues de Chennevières et de Coeuilly

Dans ce quartier, se sont construtes à la fin 19e de très belles villas mais, c'est aussi dans ce secteur que se sont implantées des activités artisanales d’importance nationale. Citons comme exemple, l'entreprise de Cycles et Automobiles Gustave Dupont (constructeur de la voiture Libéria) jusqu’en 1902. Les échelles Lech lui succéderont et fourniront principalement les compagnies de pompiers, L’entreprise de décolletage de métaux De La Vallée (voisine du café) était également installée dans l'avenue de Chennevières…

Ces entreprises employaient alors de nombreux ouvriers dont certains étaient logés sur place avec leur famille.

 

L’ « Assurance contre la soif », situé au 15, avenue de Chennevières, est tenu par Louis et Marguerite Collemant.

Notons au passage que sur la pancarte située au-dessus de l’entrée de l’établissement figurent les termes « Directeur Collemant » alors que dans le recensement de 1901, c’est Madame Collemant qui est déclarée en tant que “Marchande de vins”.

La photographie présentée ici a été prise par le photographe Six, notre Doisneau local qui nous a laissé tant de beaux témoignages de la vie au Plessis-Trévise en ce début de 20e siècle.

 

Un autre café était installé à proximité, tenu par les époux Elie et Caroline Pecqueux.

 

 

A peu de distance, dans l'avenue de Coeuilly se tient la petite auberge de M. Nigon « A la chaumière ». Existante dès le début du 20e siècle, Pierre Nigon est noté sur le recensement de 1901 comme marchand de vins. La clientèle de l'auberge est surtout familiale. Aux beaux jours, c'est le rendez-vous des résidents des petites maisons du dimanche des alentours. Il faut rappeler que beaucoup de ces familles parisiennes arrivaient depuis la station de tramway de la mairie de Champigny à la Tour Pentray, après une bonne marche de 4 kms, en ayant emprunté "le si joli petit chemin de verdure de Bois l'Abbé où l'on voyait souvent traverser les lapins de garenne"  se souvient Daniel Charpentier.

Présents sur la carte postale, sur le pas du portail, Pierre et Lucienne Nigon tiendront ce café-auberge durant environ 2 décennies. A droite, les époux Charpentier et leur fils Daniel sont venus en voisins…

Cet établissement restera en activité jusqu’à la fin des années 1930. Il reprendra, semble-t-il, une petite activité durant quelques années après la Seconde Guerre. Quelques vestiges de ce café-auberge se laisse encore apercevoir en 2020.

 

 

 

Au cours des années 1950, s'ouvre, à quelques centaines de mètres de l'auberge, le Café-Hôtel-Restaurant "Les Chasseurs"  plus connu sous le nom de "Chez Blondel" dont la grande salle acceuillera bon nombre de banquets et festivités. Il maintiendra son activité jusqu'à la fin des années 1980 où il sera rasé et remplacé par des pavillons.

Place de l'église / Place Gambetta / Place de Verdun

Café Laugaudin - 1905

Plus connu sous le nom de Café Laugaudin, cet établissement était installé en bordure de la "Place de l'église" juste à coté de la ferme éponyme. 

Il parait être le plus ancien de la commune si l’on se réfère à la mention de l’écusson figurant sur le bâtiment « Maison fondée en 1866 ». C'est Louis Nicolas Laugaudin, qui aurait été le fondateur de ce que l’on nommait alors un « cabaret » autrement dit un lieu de convivialité, de commerce de vins et de boissons.

 

1916, Hugues succède à Laugaudin ...

Cet établissement connaîtra différents propriétaires au cours de son existence. et par conséquent diverses dénominations dont  "A l' Arrêt de l'omnibus" puis au "Au Terminus".

Il convient de mettre en relation le toponyme de terminus avec le fait que depuis la fin du 19ème siècle, la place de l'église correspond au terminus des omnibus, patache, car et plus récemment bus.

Les activités du café s'enrichiront au fil du temps : restaurant, chambres meublées puis salle de bal. 

1926 - Maison Frédéric

Dans les années 20, ses activités sont montrées du doigt par les opposants à la construction du Monument aux Morts sur cette place.

Au cours des années suivantes et même jusque dans les années 50, il était très apprécié par la jeunesse locale pour sa salle de bal convertie un temps en salle de cinéma ambulant

 

L'arrivée massive d'habitants dans la Cité de la Joie, après 1954, va relancer son activité.

 

 

 

 

 

De nos jours, les batiments sont toujours visibles. Ils sont depuis la fin des années 2010, occupés par un traiteur japonais et une entreprise d'auto-école. La ferme attenante a, quant elle, été remplacée par des immeubles d'habitation.

 

1926, groupe de musiciennes en attente

.

Cet établissement semble avoir peu fait « terrasse ». 

De nombreuses cartes postales nous montrent principalement  des gens en attente  ... sans doute du passage de l'omnibus.

 

Sur cette photo d’avril 1926 (tirée d’un négatif sur plaque de verre), des musiciennes semblent attendre l’omnibus. Il s’agit de la famille Baron dont la propriété se trouvait avenue de La Maréchale à l’emplacement actuel de la Résidence Saint-Martin.

 

Selon la mémoire populaire, ce café était fréquenté à la fin du 19ème siècle, par des artistes-peintres tels que Henri Rouart et son ami Edgar Degas, venus en voisins de leurs résidences de La Queue-en-Brie.

Notons qu’en 1891, Henri Rouart a été élu maire de La Queue-en-Brie et ce, jusqu’à sa mort en 1912. Or, ce café, implanté place de l’Eglise, était jusqu'en 1899 situé sur le territoire de La Queue-en-Brie. Rappelons aussi que Henri Rouart participera activement aux débats des conseils municipaux visant à l’autonomie du hameau du Plessis-Trévise.

Notons enfin que l’avenue Chéret qui traverse la place ne semble avoir aucun lien avec l’affichiste Jules Chéret.

 

Il parait tout à fait vraisemblable que cet établissement soit un des premiers, sinon le premier commerce ouvert au hameau du Plessis-Trévise, moins de 10 ans après le morcèlement du Parc de La Lande.

 

Et d'autres encore ...

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les établissements cités mais la place manque ici...

Alors que d'autres n'ont pas été présentés ....

 

Le "Cabaret des vrais chasseurs", situé avenue des Mousquetaires a fait l'objet d'un article dans la page Mémoire des Hommes/faits divers. Intitulé : "Sombre lundi au cabaret des vrais chasseurs".

Retrouvez-le en cliquant ici.

 

Une carte postale voyagée en 1926 présente un café-restaurant, 45, avenue de Liège.

Le batiment est toujours en place aujourd'hui et sa structure a été modifiée.

Saurez-vous le retrouver à l'aide des deux cartes postales ci-dessous ? 

 

1926 - 45, Avenue de Liège - Café Bloquet

 

Des cartes postales anciennes font également mention de buvette associée à une épicerie, permettant ainsi de se rencontrer en dehors de chez soi.

L'une est située au bas de l'avenue du Val Roger, une autre avenue Pauline (actuellement Jean Kiffer).

 

Il y a 100 ans, on dénombrait sur le territoire communal environ 10 cafés et un bar-tabac. Ce chiffre diminuera de moitié après la Seconde Guerre. L’évolution de notre mode de vie, le développement des médias font que de très nombreux bistrots, partie intégrante de notre patrimoine vivant, ferment leur porte chaque année. 

Par ailleurs, l'offre en restauration locale s'est largement diversifiée et notre commune accueille des établissements spécialisés dans les cuisines du monde (asiatique, japonaise, italienne ...)

 

Nous laissons maintenant à nos lecteurs du 21e siècle le plaisir de partir à la découverte de ces différents types d'établissements disséminés sur notre territoire communal. Un conseil toutefois s'il vous prenait l'envie de prendre un petit verre dans chacun, n'oubliez pas de consommer avec modération !  

 

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